Écume/Froth

As we both crave to know where we are, and can’t avoid losing ourselves at times, we are getting accustomed to the idea that our alternately hopeful and distressful world is constructed on fragile equilibriums. In their simplest expressions, as in their most complex, the mechanics of clarity and confusion, of success and failure, of life and death are fed from the same sources that inspired the 18th century inventors of the theories of the beautiful and the sublime. Despite an amplification of the perceptual and conceptual horizons with massive data interpretation making the invisible visible, and despite efforts to model complex systems and to build simulations of the future, contemporary cartographies of “reality” remain uncertain and somewhat unpractical. In this process of apparition and disappearance of facts and certainties, the experiential and conceptual shifts between light and darkness remain essential for photosensitive beings such as ourselves. Beyond the circadian cycle, the interplay of what is given to see and of what is hidden from view on the numerous screens composing our contemporary horizon, reveal the grandeur and misery of our condition as beings, conscious of the expressions of life in the universe.

La reinvention de l’horizon

Ces mondes, où nous éprouvons une envie folle de savoir où on est en même temps qu’un besoin de se perdre, sont tissés d’équilibres instables qui nourrissent l’espoir et l’inquiétude. Dans ses expressions les plus simples comme dans les plus complexes, les mécaniques de clarté et d’errances, de succès et d’échecs, de vie et de mort, s’abreuvent aux mêmes sources de l’expérience du beau et du sublime que celles qui, au 18e siècle, ont inspiré ses inventeurs. Malgré l’amplification des horizons perceptuels et conceptuels grâce à l’interprétation des données massives qui rendent visible l’invisible, du recours aux technologies de modélisation de systèmes complexes et aux simulation d’hypothèses sur le devenir du cadre des nos existences, les cartographies contemporaines du « réel » restent incertaines. Dans le  jeu de l’apparition et de la disparition des certitudes, les logiques de la lumière et de l’ombre pour les êtres photosensibles que nous sommes restent essentielles. Au-delà du cycle circadien, par le jeu de ce qui est donné à voir ou dissimulé sur les innombrables écrans qui tapissent notre horizon, ce jeu de la «  lumière” et de l’ «  mbre” révèle encore la grandeur et la misère de l’état de conscience qui s’exprime à travers nos existences.


Luc Courchesne is a pioneer in media art and design. From interactive portraiture to immersive experience systems, he has developed innovative approaches which have earned him prestigious awards such as the Grand Prix of the ICC Biennale 1997 in Tokyo, an Award of Distinction and several Honorary Mentions at Prix Ars Electronica in Linz, Austria, an exhibition at the Museum of Modern Art in New York, and participations in Wired’s Next Fest. His work is part of major public and private collections in North America, Europe and Asia including the ZKM (Karlsruhe), the ICC (Tokyo), the National Gallery of Canada (Ottawa). A graduate of the Nova Scotia College of Art and Design (1974) and of the Massachusetts Institute of Technology (1984), Courchesne was a student of Toni Mann, Michael Snow and Otto Piene. Luc Courchesne [courchel.net] is a founding member and current co-director of research at the Society for Art and Technology [sat.qc.ca], honorary professor at Université de Montréal and member of the Royal Canadian Academy of Arts. He is represented by Pïerre-François Ouellette art contemporain.

Courte bio (01/2016)
Luc Courchesne est un pionnier des arts numériques. Des portraits interactifs aux systèmes d’expérience immersive, il créé des œuvres innovantes et engageantes qui lui ont mérité des récompenses prestigieuses comme le Grand Prix de la Biennale de l’ICC à Tokyo en 1997, plusieurs mentions et l’Award of Distinction d’Ars Electronica à Linz en Autriche en 1999. Ses œuvres font partie des grandes collections dont celles du ZKM|Karlsruhe et ont fait l’objet d’une centaine d’exposition à travers le monde, notamment au Museum of Modern Art à New York. Diplômé du Nova Scotia College of Art and Design en 1974, puis du Massachusetts Institute of Technology en 1984, il a été l’élève de Toni Mann, de Michael Snow et d’Otto Piene. Il est co-directeur de la recherche à la Société des arts technologiques (SAT), professeur honoraire à l’Université de Montréal et membre de l’Académie royale des arts du Canada. C’est la Galerie Pïerre-François Ouellette art contemporain qui le représente.