Rendre visibles les obscurités

À partir d’œuvres de jeunes artistes québécois du cinéma et de la vidéo expérimentale, comment peut-on y voir l’expression de voix singulières sur la question de la lumière? Comment des œuvres échappant une fois de plus au code de la narration traditionnelle peuvent-elles rendre les choses visibles, produire une certaine clarté sur la réalité des choses, fournir une humble explication à la difficile question de la perception de la réalité? La lumière c’est une intensité de blanc, c’est une interruption du mouvement, c’est un chemin oblique. Et si la musique pouvait dire la lumière?


Mario Côté

Artiste multidisciplinaire, Mario Côté vit et travaille à Montréal. Depuis 1994, il enseigne à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Il est membre actif au sein du Centre derecherche en arts médiatiques Hexagram/UQAM. Il s’intéresse particulièrement aux rencontres entre les disciplines artistiques, mais aussi entre les individus qui les pratiquent. Initiateur de plusieurs collaborations dans le domaine de la vidéo expérimentale, il interroge la notion de « corps danseur » en collaboration avec l’artiste multidisciplinaire Françoise Sullivan et la chorégraphe Jeanne Renaud. La notion de « corps lecteur » avec l’écrivain et cinéaste Alain Fleischer. Il dirige des groupes de recherche : ARC_PHONO (2005-2012) et ARC_DANSE (2009-2015). Il s’intéresse aussi à la notion de traduction interdisciplinaire en peinture en transposant plusieurs pièces musicales du compositeur américain Morton Feldman. Il travaille actuellement à la traduction picturale d’une sonate pour piano de la compositrice russe Galina Oustvolskaïa. Une importante rétrospective de son travail portant le titre Tableau a été présentée au Musée d’art de Joliette (2002) produite par la commissaire indépendante Nicole Gingras. L’artiste est représenté par la Galerie Trois Points à Montréal et le travail vidéo est distribué par le Centre Vidéographe.